Historique

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Histoire du bâtiment

Un peu d’histoire...

En notre temps caractérisé par le matérialisme ambiant, que n’a-t-on pas raconté sur la Tour aux Puces. L’Empereur Charlemagne y aurait séjourné lors de ses nombreuses visites en son palais de Thionville ; une princesse y aurait connu un funeste destin dévorée par de féroces et vivaces petites puces et que sais-je encore.

Le romanesque de ces légendes persistantes ne saurait cacher une vérité beaucoup moins impériale et morbide : notre Tour aux Puces tiendrait plus prosaïquement son nom d’une erreur de traduction entre le patois luxembourgeois et la langue française.  
De “peetzsturm” la voici rebaptisée Tour aux Puces.

Bâtisse énigmatique, la tour voit ses origines remonter à la fin du XIème siècle, lorsque les seigneurs du cru édifièrent un château à l’emplacement de l’ancien palatium carolingien.
Toutes ces légendes confèrent à la Tour aux Puces des origines à la fois glorieuses puisque impériales et cruelles de par la fonction de geôle qui s’y attache. Pourtant, au-delà des considérations de l’imagerie populaire, ce monolithe est d’origine bien plus récente que la période carolingienne.

Le donjon…

Les derniers travaux concernant l’historique de la Tour laissent à penser que celle-ci remonterait au XIème ou XIIème siècle. Édifiée par les comtes de Luxembourg, elle constituait le donjon de leur château de Thionville.

Demeure des Prévôts chargés de l’administration de la cité dès 1292, ceux-ci la remanièrent au cours des siècles; ainsi, la famille de Raville l’aménage en construisant entre-autre le mur de refend (XIV-XVème siècle) et deux cheminées (XVème siècle). Puis ceux-ci obtiennent le droit d’édifier des hôtels particuliers dans l’enceinte même du château. La Tour entre dans le domaine militaire et y restera assignée jusqu’au début du XXème siècle.

L’architecture…

L’édifice est un polygone à quatorze côtés dont la longueur oscille entre 4,10 et 4,40 mètres. D’un diamètre de 19,10 mètres et d’une élévation maximale de 13,40 mètres, la Tour est constituée de moellons dont la taille diminue progressivement du bas vers le haut. Quelques blocs attestent de réemploi tel ce linteau orné d’un décor sculpté d’origine carolingienne.

L’intérieur actuel de la Tour est constitué de trois niveaux; un mur de refend coupe le polygone, séparant la Cour du puits des anciens lieux d’habitation.

Histoire du Musée

Les grands travaux inaugurés en 1902 par le maire Nicolas CRAUSER dégagent les abords de la vieille tour. La destruction des remparts d’époque moderne permettent la mise au jour de l’ancien couvent des Augustins détruit lors du siège de 1558. Les pierres tombales, retable et autres clés de voûte deviennent les premières collections du musée dont l’installation prend corps dans la Tour aux Puces. Le Pays Thionvillois étant très riche en découvertes archéologiques, les collections du musée s’étoffent rapidement.

En 1940, celles-ci doivent quitter la Tour qui devient alors un centre de DCA (défense anti-aérienne). Des vols et la dispersion des objets altèrent fortement les richesses du musée. La Tour est très abîmée: les toitures sont défoncées, l’escalier à vis est en partie détruit. Vers le milieu des années 1950, la municipalité prend la décision de réinstaller le musée. De grands travaux sont entrepris qui permettent  la réouverture du Musée de la Tour aux Puces en 1966.

En 1998, le musée évolue afin de retrouver aux standards actuels de présentation des collections et d’accueil du public.

Le Musée rouvre ses portes en 2001 avec pour point d’orgue une vision panoramique sur les magnifiques pierres tombales (mises au jour en 1902 et 1974) recouvertes par un plancher de verre.

Les nombreuses découvertes archéologiques du Pays Thionvillois enrichissent régulièrement les collections du musée.

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Le musée

Exposition
affiche survivre exposition tour aux puces thionville 2018

Survivre, combattre la maladie et les blessures de l'Antiquité au Moyen Age

Du 16 Juin 2018 au 23 Sept. 2018

Depuis les temps préhistoriques, l’homme a essayé de combattre la souffrance par les plantes mais aussi par des interventions sur le corps. Des guérisseurs, des chamans, des druides, des prêtres puis des apothicaires, des barbiers et des médecins ont essayé de soulager leurs contemporains.

Des prothèses permettent aussi de redonner une certaine autonomie aux accidentés : béquilles, pivots, jambes artificielles …Enfin, une des solutions est de s’adresser aux divinités ou aux saints en leur proposant des offrandes et en les remerciant avec des ex-voto.

 

 

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