
En notre temps caractérisé par le matérialisme ambiant, que n'a t-on pas raconté sur la Tour aux Puces.
L'Empereur Charlemagne y aurait séjourné lors de ses nombreuses visites en son palais de Thionville; une princesse y aurait connu un funeste destin dévorée par de féroces et vivaces petites puces et que sais-je encore.
Le romanesque de ces légendes persistantes ne saurait cacher une vérité beaucoup moins impériale et morbide : notre Tour aux Puces tiendrait plus prosaïquement son nom d'une erreur de traduction entre le patois luxembourgeois et la langue française. |
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De "peetzsturm" la voici rebaptisée Tour aux Puces. Bâtisse énigmatique, la tour voit ses origines remonter à la fin du XIe siècle, lorsque les seigneurs du cru édifièrent un château à l'emplacement de l'ancien palatium carolingien.

Toutes ces légendes confèrent à la Tour aux Puces des origines à la fois glorieuses puisque impériales et cruelles de par la fonction de geôle qui s'y attache. Pourtant, au-delà des considérations de l'imagerie populaire, ce monolithe est d'origine bien plus récente que la période carolingienne.
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