MONSTRES, de la mythologie à l'ornementation

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05 Nov. 2019

EN AVANT PREMIERE LE MERCREDI 30 OCTOBRE 2019

de 14h à 20h

et

du 05 novembre 2019 au 01 mars 2020

de 14h à 18h.

 

Fermé les 25, 26 décembre et le 01 janvier.

 

GRATUIT

 

La notion de monstre est très vaste. Elle peut définir une espèce existante mais présentant une anomalie concernant un nombre inhabituel de membres : un chien à trois têtes, un cheval à huit pattes… Elle peut évoquer l’homme sauvage, l’homme déformé, les animaux normaux qui s’adonnent à des activités anormales, les anges et les génies ailés.

Elle désigne aussi les êtres hybrides, c’est-à-dire composés de deux ou plusieurs parties issues d’espèces différentes : les centaures, les sirènes, les satyres, les griffons…

L’hybridation est à l’origine même du monstrueux et sera par conséquent le seul volet de la monstruosité abordée dans cette exposition.

 

Au début des civilisations, ces êtres fantastiques ont un lien avec le Sacré en étant soit des dieux ou des demi-dieux, des compagnons ou des attributs des divinités. Ils se retrouvent ensuite dans l’Ancien Testament puis dans la Bible. Le Christianisme va apporter une dimension nouvelle, fortement symbolique, à ces créatures. Mais en aucun cas, il ne réfute leur existence.

 

Dans aucun cas, l’homme antique puis médiéval ne remet en cause l’existence de ces monstres qui sont définis par une apparence et un habitat au même titre qu’une girafe ou qu’un singe. Le ou les Dieux ont choisi de placer ces êtres sur la terre et l’homme le conçoit ainsi. Même si le surnaturel n’est pas toujours compréhensible, il s’explique par la volonté divine et devient alors admissible.

 

A la fin de la période médiévale, les grands voyages d’exploration font progresser la connaissance du monde et reculer les terres inexplorées. Les progrès scientifiques permettent une évolution des mentalités par le besoin d’observation et d’expérimentation, ne se contentant plus de l’affirmation des Anciens.

Peu à peu, les scientifiques réfutent l’existence des monstres qui sont exclus des ouvrages de zoologie et de théologie. Ils glissent dans l’imaginaire collectif que représentent les légendes et les contes de fées.

 

Parallèlement, le monstre n’a jamais quitté l’architecture ou les Arts décoratifs. Les Anciens distinguaient parfaitement l’être effrayant et le simple motif sculpté qui ne présente aucun danger. Les sculpteurs et enlumineurs médiévaux y trouveront d’ailleurs une source inépuisable d’inspiration.

Ignorés des ouvrages scientifiques à la Renaissance, l’hybride envahit les arts décoratifs et l’architecture. Sous le prétexte d’un retour à l’antique, les satyres, centaures et tritons envahissent les façades et les jardins, peuplent le mobilier.

Cet engouement persiste au XIXe siècle, en particulier dans les manufactures de faïence qui font du faune et du satyre des motifs récurrents. La fascination des Romantiques pour un Moyen-âge empreint de fantastique donne une place nouvelle à ces monstres, renforçant leur symbolisme. Les artistes de l’Art Nouveau délaissent cet aspect au profit d’un intérêt particulier à la possibilité créatrice qu’offrent les formes monstrueuses.

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Journées Européennes du Patrimoine

Du 21 Sept. 2019 au 22 Sept. 2019
A l'occasion de la 36ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, le Musée de la Tour aux Puces vous propose :

- Visite libre
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GRATUIT.
 

 

 

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