VERSAILLES 1919 : Moselle et Sarre

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Du 29 Juin 2019 au 22 Sept. 2019

Il y aura bientôt 100 ans, la ratification du traité de Versailles marquait un terme au Premier Conflit mondial. Source d’espoir, il devait permettre l’instauration d’une paix durable en Europe tout en respectant les peuples et les nationalités.

 

Les conférences de la paix mandées pour définir les conditions d’une stabilité en Europe sont chargées d’une tâche immense, à savoir imposer de nouvelles frontières et accoucher d’une dizaine de nouveaux états issus du démantèlement des anciens empires. Elles doivent également tenir compte des conditions émises par les Etats-Unis, les fameux « Quatorze points de Wilson ». De plus, les accords de paix ne devaient pas reposer sur des actions bilatérales de diplomatie ni oublier la création d’une Société des Nations visant à arbitrer tout litige futur entre pays souverains.

 

En cette période de fin de guerre, tout le monde adhère à ces principes. Mais ce conflit a marqué les peuples et les sentiments nationalistes n’ont jamais été aussi forts à cette période, notamment en France, en Italie ou en Belgique par exemple.

 

Depuis 1914, la France espérait cette issue, en l’occurrence une victoire sur l’Allemagne. Outre la défaite de son adversaire, elle gagnait enfin sa revanche sur l’humiliation de 1870 et les pertes territoriales infligées par le traité de Francfort du 10 mai 1871.

 

Il s’agissait en outre de la première victoire en Europe de la IIIe République, née d’ailleurs du désastre de 1870. Les dirigeants français, très remontés, allaient tout mettre en œuvre pour venger l’affront cinquantenaire. Mais il s’agissait d’hommes du XIXe siècle avec des idées du XIXe siècle. Les vainqueurs devaient faire payer les vaincus, ne tenant pas compte des peuples fatigués, meurtris et bientôt en proie

 

Enfin, au niveau local, la Moselle recouvrée est au centre des problématiques versaillaises. L’ancien Reichland Elsaß-Lothringen est revenu à la France et il s’agit désormais d’y appliquer les préceptes de la IIIème République. Diedenhofen redevenait Thionville : les institutions françaises remplaçent l’administration allemande en place depuis près de 48 années. Près de trois générations n’ont connu que l’Allemagne : il faut alors régler les problématiques liées à la langue, aux combattants ayant endossé l’uniforme allemand et adapter la législation française. Le chantier est immense…

 

Et puis est également abordé la question épineuse des réparations sur laquelle Louis-Lucien Klotz, ministre des Finances du gouvernement Clémenceau, prononcera en mars 1919 la célèbre formule : « l’Allemagne paiera ! ».

 

L’article 45 de la section IV du traité de Versailles prévoyait la cession des mines de la Sarre à la France comme compensation des dommages causés par la guerre. Les mines de charbon deviennent propriété de la France mais le bassin de Sarre ne sera pas annexé. Il est placé pour quinze années sous le contrôle de la jeune Société des Nations où les habitants pourront choisir par le biais d’un plébiscite leur appartenance définitive. Si d’aventure l’Allemagne était choisie, les mines devraient être rachetées à la France. Le référendum de 1935 sera sans équivoque : 90% des Sarrois opteront pour l’Allemagne, 0,5% pour la France…

 

 

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